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Le rapport Unimédia
est constitué de 3 parties
:
La première présente les informations les plus significatives
afin de comprendre le modèle économique des technologies de
l'information.
Elle porte sur les thèmes suivants :
-
Les nouveaux contenus
-
Les nouveaux moyens d’accès
-
Les nouvelles infrastructures
-
Les nouveaux services à valeur ajoutée
La deuxième analyse les informations.
Son objectif est de repérer les technologies émergentes et la
stratégie des acteurs
sur la chaîne de la valeur ajoutée .
La troisième met en perspective les
technologies de l'information sous une forme synthétique avec des
recommandations fortes sur le choix des solutions à étudier de près
pour les principaux acteurs..
Avec la loi de
Moore, un autre phénomène très important est le nouvelle façon
d’accéder à l’information et de communiquer. Un proverbe chinois
connu positionne très bien la révolution que nous vivons
actuellement. Il dit la chose suivante :
"Dis le moi et je
l'oublie
Montre le moi, et je
le retiens
Implique moi, et je
comprends"
"Dis-le moi et je
l'oublie".
Ce sont les médias traditionnels. Cette démarche est adaptée au
marketing de masse. C'est la presse et la radio. Ils diffusent des
textes ou des séquences sonores. Ces modes de communications sont
linéaires et induisent un mode de fonctionnement très fortement
structuré et réducteur. L'exemple type de ce mode de communication
est la radio.
"Montre-le moi et
je le retiens".
C'est l'audiovisuel avec la télévision mais aussi le cinéma, les
cassettes,..... Le pouvoir de l'image est considérablement plus
grand que celui du texte et du son. Dans une société de plus en plus
entièrement tournée vers l'efficacité au moindre coût, l'audiovisuel
est devenu le moyen de communication de base, car il est plus riche
et plus performant. La télévision est l'exemple type de ce mode de
communication.
"Implique-moi et
je comprends".
C'est l'apport fondamental d'Internet par rapport à la radio et à la
télévision. La richesse du média audiovisuel reste limitée, car il
rend passif l'utilisateur. Au contraire, les nouvelles technologies
de l'information permettent d'impliquer plus fortement l'individu,
le rendre plus actif et plus responsable, donc plus autonome et plus
efficace. C'est ici que réside toute l'originalité de ce nouveau
média dont il est possible d'imaginer aisément l'impact sur notre
société. Le dialogue devient réel et la création de valeur va
dépendre de la loyauté. Le multimédia va ainsi créer une véritable
révolution.
Les effets de la
tectonique des médias sur les contenus ou l’émergence de l’Unimédia
Rappelons que le
multimédia, exploitation simultanée de plusieurs médias, son, image,
texte, remonte à la nuit des temps. Mais la disposition de supports
uniques rassemblant toutes les formes de création humaines,
permettant de les conserver, transformer, transmettre, constitue une
nouveauté de rupture. Les langages analogiques et numériques ont des
conditions de lecture et d'exploitation radicalement différentes. On
peut de façon analogique consigner sur une feuille de papier une
partition musicale, le texte qui sera récité ou chanté, les
consignes aux acteurs et chanteurs, la chorégraphie, la description
des décors. Tout cela aide des professionnels à monter un opéra.
Cependant, en regardant le document analogique, on ne voit ni ne vit
l'opéra. Un enregistrement analogique sur bande vidéo nous restitue
le spectacle, mais sous une version définie une fois pour toutes que
nous ne pouvons visionner que sur un seul type de machine, le
magnétoscope. Nous ne pouvons nous approprier aisément le document
et le retravailler sans un équipement de professionnel. Un document
numérique a toujours besoin pour être déchiffré – à la différence
d’un texte imprimé ou d’une image - de l’intermédiaire d’une machine
capable de traduire le langage des nombres en sons, images, textes.
Mais le même dossier numérique peut être enregistré sur disquette,
CD-Rom ou d’autres supports ; il est lisible sur une vaste gamme de
machines, PC, TV interactives, téléphones, terminaux portables,
lecteurs de CD-Rom…
L'adoption
généralisée du langage numérique représente donc un phénomène majeu
qui permet pour la première fois une l’unification des médias sur
une seul support (l’unimedia). Avec l’unimédia, les document
deviennent malléables, protéiformes, reproductibles, et
transmissibles. Ce sont des entités virtuelles. Ils peuvent être
stockés indépendamment des formes sous lesquelles on désire les
exploiter. Le phénomène clé est la séparation du contenu et de la
forme.
La nouvelle
« électronique grand public »
La rançon de cette
situation nécessite de disposer d'un média de restitution pour
consulter le document unimédia. Cette contrainte, à la fois
économique, ergonomique et psychologique, a été et demeurera un
obstacle majeur à la généralisation du document unimédia.
Ces équipements
nécessaires à la restitution des documents unimedia vont faire
rapprocher, voire fusionner des services assurés aujourd'hui par le
téléphone, la télévision et l'ordinateur. Là où on avait besoin pour
traiter le son de la radio ou du magnétophone, pour gérer des images
de la télévision ou du magnétoscope et du papier pour conserver du
texte, on a besoin aujourd'hui, grâce au numérique, que d'un seul
support. Il est capable de gérer simultanément du son, du texte et
des images.
Nous nous trouvons
face à des innovations majeures qui concernent tous les grands
fabricants d’équipements pour le grand public : télévision, radio,
chaîne hifi, ordinateurs personnels, téléphones, appareils ménagers,
voitures…Ces innovations vont notamment permettre de mettre en
réseau des fonctions de base aujourd’hui cloisonnées dans des
secteurs et des équipements distincts. C’est le « IP inside ». la
télévision, le poste de radio, les appareils ménagers, les
ordinateurs … vont être toujours connectés et auront la possibilité
de communiquer les uns avec les autres. Avec la troisième vague de
l’Internet, on a va assister à une explosion du nombre d'appareils
connectés évalués à 14 milliards d'objets en 2010 selon Forrester
contre 100 millions aujourd'hui. A cette date, presque tous les
appareils fonctionnant à l'électricité seront connectés, avec ou
sans fil, à l'Internet. Cette situation impose un passage rapide du
système d'adressage IP V4 vers IP V6, seul moyen de répondre
favorablement dans les prochaines années à l'énorme besoin en
adresses Internet des milliards de terminaux connectés. Nous
rentrons dans l’ère des releveurs de compteurs.
Dans ce contexte,
les technologies multimédias vont par exemple permettre de
transformer la télévision "passive" en une télévision "interactive"
avec des fonctions comparables à celles disponibles sur un
magnétoscope et de transformer un téléphone en un visiophone, lui
aussi capable de recevoir et transmettre de la vidéo. La
consommation des ménages va s'organiser autour des "smart média",
notamment les jeux et le téléviseur informatisé fournissant à la
demande des spectacles, de l'information, des variétés en direct.
Pour donner une dimension de la révolution annoncée, on peut citer
l’exemple de l’ordinateur « bas de gamme » de 2010 qui pourra
stocker l’équivalent de 100.000 CD-Rom et du magnétoscope qui pourra
quant à cette époque stocker l’équivalent de 10.000 films.... Mais
l'essentiel de cette révolution du numérique va porter sur la façon
dont l'utilisateur va pouvoir rechercher l'information et les
connaissances, et se les approprier dans un environnement qui va lui
permettre une continuité de services utilisant l’outil de
restitution de l’information de son choix (un ordinateur, un
téléphone, un téléviseur, un PDA…) où il veut et quand il veut.
C’est l’ATAWAD (Any Time, Any Where, Any Device).
Mais rappelons que
le concept de convergence est à manipuler avec prudence, car les
domaines de la vie privée ne se laissent pas rationaliser comme un
bureau ou une usine et l’on sait bien que dans une cuisine, les
appareils universels sont moins exploités quotidiennement que ceux
spécialisés techniquement plus modestes. Cependant il y a bien des
tendances techniques à la convergence entre un téléphone de plus en
plus « informatique » et des appareils informatiques portables
intégrant la parole. L’ergonomie, au sens large, c’est à dire
l’acceptation sociétale, tranchera, comme dans tout processus
d’innovation.
Les nouvelles
infrastructures de télécommunication
Les équipements
d’accès aux réseaux vont à leur tour entraîner un développement des
applications basées sur le partage et l'accès à distance. La
prochaine révolution des technologies du multimédia sera la
possibilité de transporter d'énormes quantités d'informations grâce
aux débits autorisés par les fibres optiques et des infrastructures
de télécommunication sans fil, mais aussi grâce aux logiciels de
compression et de décompression des données.
Ces nouvelles
infrastructures vont générer un volume de trafic sans commune mesure
avec les volumes que nous connaissons aujourd’hui. C'est tout le
débat actuel des télécommunication. Les infrastructures vont devoir
s'adapter à cette demande, en rendant le réseau apte à traiter l'unimédia
avec la fibre optique, le satellite, le câble, les réseaux
téléphonique, les réseaux sans fil…
Avec ces nouvelles
infrastructures, il va falloir s’habituer à utiliser de nouveaux
noms tels que les PAN, WLAN, MAN…
Le PAN, Personal
Area Network, couvre la zone de travail au bureau ou l'habitation.
Il convient à des surfaces assez limitées (rayon de dix mètres
environ). La technologie Bluetooth -développée par un consortium de
grandes entreprises comme Ericsson, IBM ou Intel - devrait s'y
imposer progressivement et permettre des échanges d'informations
entre différents systèmes électriques et électroniques. Ce protocole
de transmission constitue une solution de réseau local par ondes
radio. En gros, il permet de passer de son bureau à une salle de
réunion puis à une autre tout en gardant son PC portable en contact
avec les autres ordinateurs de l'entreprise via le serveur de cette
dernière. Ce type de solution réseau sans fil est composé de cartes
émettrices/réceptrices à brancher sur chaque PC de bureau, portable
ou PDA, et d'une borne centrale (point d'accès) faisant le lien
entre les différents éléments et fournissant éventuellement un accès
Internet.
Le réseau WLAN
n’offre qu’une mobilité limitée à la zone de couverture du point
d’accès, pensait-on. Et bien non. En fait, les terminaux peuvent
fort bien communiquer directement entre eux et étendre ainsi la
portée de leur réseau, changeant alors notablement l’environnement
concurrentiel de la téléphonie cellulaire. La technologie de
Meshnetworks transforme chaque terminal en mini routeur et point
d’accès et constitue un maillage potentiellement plus efficace que
l’architecture des réseaux cellulaires. D’autres solutions
concurrentes de réseaux maillés seront bientôt disponibles sur le
marché.
Avec les réseaux
WLAN (ou Wifi), a-t-on vraiment besoin de l’UMTS tout le long d’un
trajet d’autoroute pendant la conduite. On peut avancer que
l’important est de pouvoir recevoir un message d’alerte par GSM ou
GPRS et atteindre rapidement l’une des zones équipées de Wi-Fi pour
consulter, naviguer, expédier. Dans cette optique, les aires de
repos et les stations service deviendraient les portes d’accès au
monde numérique et l’élément critique serait leur espacement le long
de l’itinéraire. Les bornes interactives, les appareils et panneaux
publicitaires « communicants » par liaison sans fil joueront un rôle
important pour assurer une vraie continuité de service.
Si cette hypothèse
se vérifie, les lieux de passage vont se différentier en zones de
passage à fort trafic mais faible audience et lieux de vie et de
convivialité où beaucoup de personnes passeront du temps,
s’arrêteront, se trouveront en position « nomade fixe », ce qui leur
permettra d’exploiter la possibilité de connexion, de téléchargement
de données, de dialogue interactif avec des bornes ou avec des sites
lointain, d’échange avec leurs entourages domestiques, amicaux,
professionnels, sociétaux. Là le trafic se convertira en audience et
décision d’achat. Ce sera la reconstitution virtuelle et nomade de
mon foyer, mon quartier, mon bureau…Le citoyen consommateur
bénéficiera ainsi d’une proximité nomade géographiquement
intermittente raccordée par les zones interstitielles en GPRS…
Mais l’innovation
majeure viendra des infrastructures qui vont permettre les échanges
en mode « peer to peer ». Ce modèle introduit par Napster permet des
échanges "entre pairs", chaque machine étant à tour de rôle cliente
quand elle télécharge un fichier situé dans un autre PC, et serveur
quand c'est dans son disque dur qu'un "client" vient chercher ce qui
l'intéresse. Chacun a des relations en théorie symétriques, même si
en réalité, la nature humaine fait que beaucoup plus se comportent
en preneurs qu’en donneurs. Les pairs constituent un réseau dont
chaque nœud, c’est-à-dire précisément chaque pair, possède une large
autonomie, avec le droit notamment de se débrancher. Aussi le réseau
est-il mouvant et imprédictible : il fonctionne sans que l’on ait
besoin de savoir qui est branché à un certain moment et les
adresses, comme on va le voir, ne correspondent pas nécessairement à
une machine donnée. Ces caractéristiques répondent à un contexte
moins prévisible et donc moins planifiable que celui qui servait de
référence dans l’univers fordien et taylorien
Les nouvelles formes de commerce électronique
Les techniques numériques de
l’informatique communicante associés aux nouveaux équipements
d’accès à l’information et des contenus unimédias apportent
potentiellement des gains considérables par la chute brutale des
coûts de transaction qu’elles rendent possibles. L’enjeu est
majeur : il concerne la concrétisation des promesses de l’entreprise
étendue, intégrant dans un réseau de flux financiers, de flux de
données et de produits, les fournisseurs, les partenaires, les
clients, l’ensemble des acteurs de la production de valeur
De nouveaux types de
services payants vont pouvoir se développer nécessitant des
processus de facturation à faible coût. De nombreux entrants vont
apparaître : ce sont tous ceux qui savent relever des compteurs,
individualiser des services et des clients qu'il s'agisse d'eau, de
gaz, d'électricité, des cartes de paiement, de location,
d'abonnement divers, ...Cela représente une mutation profonde des
approches classiques en matière de médias. Elle ne fait que
commencer. On va assister à une rapide évolutions des médias
classiques et l'émergence de nouveaux acteurs qui vont remettre de
nombreuses positions acquises.
Tous les échanges
commerciaux vont utiliser le même langage : le langage XML.
La grande différence entre XML et l’EDI se situe dans la façon même
d’échanger et de partager de l’information. En simplifiant, on peut
dire que XML appartient au domaine de la publication en ligne de
données, alors que .l’EDI appartient à celui de l’échange de
fichiers. Autant l’EDI s’inscrit dans un schéma de pensée qui est
encore celui du courrier postal, autant XML appartient déjà à celui
du partage en temps réel de ressources informatiques. Un envoi de
factures par l’EDI est une transposition électronique de l’opération
manuelle consistant à imprimer, mettre sous enveloppe, affranchir et
déposer dans un boîte à lettres. En XML, ce ne sont pas des fichiers
qui sont échangées, traitées ; ce sont directement des informations
que les spécialistes appellent des « objets métiers » qui sont
manipulées. En pratique, l’EDI s’impose pour un échange régulier de
grands volumes de fichiers, par exemple entre donneurs d’ordre et
fournisseurs. XML l’emporte par sa flexibilité pour des échanges non
planifiés, entre fournisseurs et clients occasionnels, ou pour
accéder à des données en fonction des besoins opérationnels.
Un avantage énorme
de cette nouvelle façon de faire des affaires est de pouvoir
externaliser plus facilement des fonctions en utilisant les Web
services, solutions nouvelles et concept encore émergent, donc loin
d’être complètement stabilisé. On peut dire que les Web services ne
sont ni du Web, puisqu’ils sont exploitable en interne ou sur
l’ensemble d’Internet, ni du service, à moins d’assimiler toute
solution technique à du service. L’ambiguïté vient de leur nom et du
fait qu’ils permettent, notamment, mais pas uniquement, de vendre et
d’acheter du service en ligne. La définition la plus simple des Web
services consiste à dire qu’il s’agit de logiciels assurant la
communication entre deux applications informatiques. Ils gèrent des
interfaces pour les rendre compatibles et communicantes, ce sont des
outils d’interopérabilité.
On disposait déjà
d’API (Application Programming Interface) mais deux logiciels ne
pouvaient communiquer que s’ils disposaient des mêmes API. Les Web
services résolvent ce problème par la standardisation. Ils utilisent
l’alphabet normalisé XML pour rédiger des données transportées par
le protocole SOAP (Simple Object Access Protocol) sur le protocole
HTTP. Des «modules de traduction s » (listener et proxy) SOAP
servent donc d'interfaces entre l'environnement d'exécution local du
service web et le monde extérieur, organisant le dialogue via
Internet avec d’autres services Web. Les services pertinent peuvent
être identifiés et joint grâce à UDDI (Universal Description,
Discovery and Integration), annuaire également au format XML,
répertoriant de façon homogène l'ensemble des services accessibles
sur Internet. Autorisant une interaction en temps réel entre
applications, les Services Web font progresser la conception des
applications pour permettre aux entreprises d'intégrer des processus
de gestion et faciliter l'échange d'informations. Rendus possibles
grâce à l'existence de standards ouverts tels que XML, les Services
Web sont donc les briques de base d’une nouvelle génération
d'applications riches en contenu.
La forme de
la lettre permettra sa diffusion à l'intérieur des services des
entreprises.
Le sommaire
du Rapport Unimedia de janvier 2003
Le sommaire du Rapport Unimedia de février 2003
Le sommaire du Rapport Unimedia de mars 2003
Le sommaire du Rapport Unimedia de avril 2003
Le
sommaire du Rapport Unimedia de mai 2003
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